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Mercredi 23 avril 2008
Bonnus annus pour le chef !

Cuisinier maintes fois primé, Roland Minouche s'ennuyait ferme sur ses fourneaux. "Tout a déjà été fait. Plus aucun moyen d'innover", pensait-il. Malgré son étoile au Michelin, ses bonnes critiques du Gault & Millau, le cuistot broyait du noir. Et puis, en février dernier, il tombe malade. Quinze jours atroces lors desquels la grippe le retient au lit. S'appuyant sur sa propre expérience pendant sa convalescence, il décide de cuisiner des suppositoires. "J'ai toujours trouvé qu'il manquait de goût. Alors pourquoi ne pas les mijoter un peu ?". Un peu d'épices par-là. Quelques fines herbes par-ci. Des légumes, des fruits. Le suppo devient tout de suite plus savoureux. "Ma première création a été pour un Anglais : suppo bœuf-menthe. Il a adoré". Dès lors, le menu s'est enrichi : thon-tomate, saumon-crème au citron, asperges-dindon… "Il fallait que j'explore de nouvelles voies", martèle Roland. Le chef se frotte les mains. Les industriels de l'agroalimentaire lorgnent avec envie sur ce nouveau marché, qui ne devrait pas tarder à pénétrer les rayons. Ce que Roland Minouche digère moins par contre, ce sont les critiques "sans fondement" émises par ses concurrents : "Il ne savent pas sortir de leur assiette, se réinventer… Moi, j'ai su remettre en question mon métier et sortir du cadre. C'est vraiment une année extraordinaire pour moi ! Qui restera dans les annales !".


Séisme dans la communauté scientifique

C'est un véritable séisme qui secoue en ce moment la communauté scientifique mondiale. Deux universités s'affrontent en effet sur un sujet des plus sensibles : celui de la bourre entre les fesses. Vous ne voyez pas ce que c'est ? Mais si. Cette petite peluche qui se trouve dans la raie de vos fesses au moment même où vous lisez ces lignes. Allez-y, n'hésitez pas, plongez votre main à l'arrière de votre pantalon et attrapez-la. Ce n'est pas un nouveau tour joué par les professionnels du marketing mais bien une vérité scientifique : depuis des lustres, la bourre des fesses laisse pantois les plus grands chercheurs. L'équipe de scientifiques de l'université de Kelkischen (Allemagne) a déduit, après de longues années, que la bourre des fesses était le fruit d'un long travail de frottement dorsal des vêtements. En novembre dernier, lors d'une conférence de presse haute en couleurs, le Docteur Casamolse dévoilait les conclusions de son étude dans un état second, sûr de son fait. Mais c'était sans compter sur la ténacité des chercheurs du Centre de recherche nucléaire et capillaire de l'Institut biomédical de Fougerolles (CRNCIBF), qui viennent de publier leurs travaux sur le sujet. C'est l'appel d'air occasionné à chaque remontage de pantalon, conjugué à l'électricité statique produit par le port de tissu synthétique qui conduit à la dépose d'une peluche sur le coccyx. La nouvelle a ébranlé le landernau scientifique. Deux théories s'affrontent. Mais pour le public, le mystère reste entier : d'où vient cette matière peluchée coincée en haut de la raie des fesses ?
publié dans : Brèves
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Mardi 5 février 2008
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Thierry Ramier en a assez. Vingt ans qu'il se bat contre la justice française pour faire admettre qu'il est victime de "diffamation". Mi-janvier, la cour de cassation de Paris a débouté sa demande, au motif que les propos formulés à son encontre étaient valides.

Tout a commencé en 1986, dans la cour de récréation de son école de Mazières-en-Gâtine (Deux-Sèvres). Thierry a alors 7 ans, le physique ingrat, et une myopie assez lourde qui le contraint à porter des lunettes à verres épais. "C'est là que mon calvaire a démarré, se souvient Thierry, devenu aujourd'hui expert-comptable. "La bande de Teddy Vignaud n'arrêtait pas de me harceler : coups de pied dans les tibias, cartable renversé dans les toilettes, déjections canines dans la trousse… Et puis un soir, alors que nous attendions le car scolaire, l'insulte de trop :Va te faire mettre, quat'z'yeux"". Ulcéré par une telle atteinte à sa personne, Thierry, du haut de ses 7 ans, et avec les conseils de son cousin Pascal qui entamait un CAP d'avocat, décide de porter plainte pour "diffamation". Mais là encore, alors qu'il vient chercher du réconfort, les moqueries fusent : "Hey Véro, viens donc voir le petit bigleux qui veut porter plainte parce qu'il s'est fait traiter !"., lui répond-on quand il vient déposer sa plainte au commissariat. Thierry attaque encore.

47.457 plaintes suivront en 17 ans, car les insultes ne manqueront pas : "Bigleux" au collège, "Petite bite" au lycée, "Puceau des bois" à la fac ou encore plus récemment dans son cabinet d'expertise-comptable : "Pue du bec à lunettes". Certes, aucune plainte n'a encore abouti, mais le combat de Thierry est noble : "Je ne le fais pas seulement pour moi, mais pour tout ceux qui se font insulter gratuitement à cause de leur physique difficile".

Sa demande annulée ? Le président de la cour de cassation répond formellement : "Nous nous appuyons sur des expertises, qui prouvent qu'effectivement, M. Ramier a une correction optique l'obligeant à porter des verres peu esthétiques. Ce qui peut entraîner des moqueries, certes sévères, mais justifiables. En tout cas, il a été établi par huissier que M. Ramier puait vraiment du bec". Pas découragé pour deux sous, Thierry Ramier dénonce "une justice à deux vitesses" et entend porter l'affaire devant la cour européenne des Droits de l'homme.
publié dans : Société
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Mercredi 30 janvier 2008
Ca devait arriver ! Un accident grave est survenu lors d'un rassemblement d'adeptes de tecktonik, début janvier à Berck-Plage. Après sept heures de danse rythmique intensive sous les décibels de musique dance, le jeune Timothée Frougnard, alias "Tim Top Flash", s'est déboîté la colonne vertébrale en effectuant un "Loop de loop triphasé grenadine". Transféré en urgence au CHU Jean-Luc-Reichmann de Rouen, les médecins n'ont pu que constater l'ampleur des dégâts subis par le pauvre corps de l'adolescent super "hype". "On dirait un scoubidou démêlé. Sa colonne vertébrale est dans l'état de celle d'une personne de 90 ans ! Normal alors qu'elle se soit complètement disloquée, analyse le professeur Grumeau, spécialiste du dos au CHU. On a bien essayé de réparer avec de la Patafix, mais ça ne tient pas". Le diagnostic des médecins est tellement réservé qu'ils ne savent même pas si Timothée remarchera un jour. Sur son lit d'hôpital, le jeune homme se désespère de ne plus pouvoir défier ses camarades lors de grandes joutes festives sur le parvis de la plage face à la mer. Admirables de générosité, ses amis ont trouvé un moyen de faire patienter Timothée. Ils ont bricolé son fauteuil roulant avec un système électrique et des roues latérales qui lui permettent de s'adonner à une techtonik pour handicapé.
par Atchoum publié dans : Société
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Mercredi 19 septembre 2007


A la télévision, depuis plusieurs années, les séries télé cartonnent. Les Américains, maîtres du genre, écrasent la concurrence avec des séries toutes plus adulées les unes que les autres (X-Files, Friends, 24 heures chrono…).  Mais la France a du mal à suivre et à imposer sa patte : "L'hôpital", une resucée de "Urgences", ne séduit pas à l'audimat. Les sociétés de production hexagonales veulent donc parvenir à rendre leurs séries attractives, tout en gardant l'esprit du pays, et cherchent à imiter leurs homologues d'Outre-Atlantique. Ainsi, " Prison Breizh" est le remake français de la célèbre série "Prison Break". où un homme s'est fait fabriquer un ciré avec les plans imprimés dans la doublure pour pouvoir sortir de Saint-Malo intra muros. Afin d'utiliser les bonnes recettes américaines, le pilote a été tourné par une pointure d'Hollywood : Rupert Skunk. " Pas facile de travailler avec toute cette pluie. Heureusement, nous avions prévu plusieurs cirés de rechange",  prévient le cinéaste. La série est d'ailleurs sponsorisée par la marque de sous-vêtements Eminence, qui a fourni les slips dans lesquels sont incorporés des indices clés de la ville. D'autres séries "à la française" sont en projet : "Les Experts Vierzon", "Les disparus de l'île d'Oléron" et "Les ménagères de moins de 50 ans désespérées".
par Athokem publié dans : Médias
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Jeudi 30 août 2007


Face à une triste défection des bancs du Conseil de sécurité de l'ONU au cours de l'année écoulée, les responsables des Nations Unies à New York ont décidé de reprendre les choses en main. "On en avait assez des réunions séchées par les représentants. La dernière fois, on les a retrouvé au parc. Ils jouaient au foot en mangeant des glaces", a déclaré Ian McIan, co-directeur de la salle de jokari de l'ONU. "Ces longues assemblées sont rébarbatives. Et puis, elles ne débouchent jamais sur rien de concret", se défend sous couvert d'anonymat un membre du Conseil, adepte de l'ONU buissonnier. "L'autre fois, lors d'une réunion concernant le dossier nucléaire iranien, une majeure partie des personnes présentes faisait leur sudoku, une liste de courses ou des avions en papier". Une commission, composée d'un tchèque, de deux sénégalais et d'un paraguayen, a donc été créée pour réfléchir à des moyens de redynamiser les réunions du Conseil de sécurité. Alors la commission a pensé que les réunions devaient être "plus fun", et le siège de l'ONU plus attrayant. Le spectre des langues officielles a été élargi. Il est désormais possible aux participants de parler en verlan, en langage SMS et en anglais "yaourt". Par ailleurs, des salles entières ont été reconfigurées pour accueillir ici une salle de bowling, là une sandwicherie ou bien encore une puzzlothèque. Ce dernier projet, initié par l'UNESCO, consiste à hiérarchiser tous les puzzles du monde (468.458.788 puzzles, soit 789.789.512.001.247 pièces). "Ces espaces de détente nous permettent de décompresser entre deux décisions capitales pour l'avenir du monde", explique un dirigeant sud-américain coiffé d'une toque, qui sort tout juste de l'atelier cookies du 4e étage.
par Athokem publié dans : Société
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