

« Chapeau-melon et bottes de cuir », « Drôles de dames », « Starsky et Hutsch » ; bon nombres de séries télévisées des années 70/80 se voient de nos jours adaptées au cinéma. Une dentre elles va bientôt passer également sur grand écran : « Lhomme qui valait 3 milliards ».
Souvenez-vous : lastronaute Steve Austin (incarné par Lee Majors), suite à un grave accident, se voit sauvé grâce à des implants bioniques. Doté de pouvoirs hors du commun, notre héros va accomplir bon nombre dexploits.
La société de production et le réalisateur du film avaient tout prévu : le casting, les décors, la bande originale, les produits dérivés, etc. Mais un élément et non des moindres restait à préciser : le titre du film.
« Reprendre le titre de la série, hors de question », témoigne Roger Taylor, réalisateur du film. « Le problème, cest que dans les années 80 le personnage de Steve Austin et son corps bionique valaient bien 3 milliards. Mais le temps a passé et ce serait voler le public que dattribuer ce montant à notre héros qui a vieilli. Face à la concurrence des X-men et autres supers héros, nous serions ridicules si nous narrangions rien. Nous avons donc fait faire des devis par la NASA qui nous a évalué notre homme bionique à 6,3 millions de dollars. Nous sommes donc loin du compte et des « pour-parlers » avec la production ont été engagés pour débloquer une grosse somme dargent afin de remettre Steve Austin à neuf. » Si le budget est accordé, les réparations et les mises à jour des circuits prendront tout de même sept mois.
Les fans de la série trépigneront encore quelques temps dimpatience à lidée de voir leur idole sur grand écran.
Mais déjà une question se pose pour limportation du film en Europe : combien deuros pour Steve Austin ?

Une association de cinéastes vient de se créer. Son but : protester contre les décisions "arbitraires", selon elle, du comité de sélection du célèbre festival de Cannes.
La 58e édition du festival du film de Cannes, dont le jury sera présidé par Emir Kusturica, risque fort d'être mouvementée. En effet, une vingtaine de professionnels du cinéma a décidé de frapper fort à cette occasion pour dénoncer la non-sélection de leurs films. Le groupement a tout simplement prévu d'occuper les marches du palais du festival, et même d'organiser une grève de la faim.
A l'origine de ce mouvement de colère, le fait que "plusieurs films se soient vus ignorés par le comité de sélection cannois", indique Gilles-Paul D'Ohneg, le réalisateur de "Mounir et sa cousine à Center Parc". "J'ai beaucoup misé sur Cannes pour la médiatisation de mon film, et je parviendrais à mes fins, même si le soi-disant "gotha" du 7e art ne veut pas reconnaître le chef-d'uvre créé".
Autre recalé de la sélection : "L'affaire du couteau à beurre de la rue des Remparts". "Il faut croire que le public ne veut pas entendre parler d'un film dans lequel jouent des cruciverbistes dyslexiques", s'indigne Karl Youhou, réalisateur marocain.
L'organisation du festival, devant le groupe de mécontents, a promis de trouver une solution, pour ainsi éviter un "blocage" total de la manifestation. On murmure qu'un arrangement pourrait être trouvé pour que les films exclus soient malgré tout diffusés en mars prochain dans la salle polyvalente de Barjols, dans le Var.
Si un accord pouvait sauver in extremis le festival de Cannes 2005, cela permettrait aussi au public de découvrir les films incontournables : "Riri l'homme poulpe", "Mme Bruno revient", "Les carottes sont cuites", "La fille qui jouait à la marelle", "Convoi exceptionnel", "Sur la route de Malivaux", "Le cachet de la Poste faisant foi", etc.

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