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Musique

Lundi 7 mars 2005

Vous n’avez pu passer à coté de la sortie cinématographique événement de 2004, rassemblant plus de 8,5 millions d’entrées : «Les Choristes», de Christophe Barratier. Ce film nous compte les aventures de Clément Mathieu (interprété par Gérard Jugnot), professeur de musique sans emploi qui accepte un poste de surveillant dans un internat de rééducation pour mineurs et qui changera le quotidien des enfants avec le chant choral.
Succès historique : record d’entrées, record de ventes en DVD… Mais cette réussite du cinéma à la française n’est pas du goût de tout le monde. Nous venons d’apprendre par nos sources d’une fiabilité certaine que le groupe phare des années 70 Les Poppys vient de porter plainte contre la société de production du film. Les ayant-droits du groupe accuse Christophe Barratier et son équipe de «plagiat» et de «vol de propriété conceptuelle» et réclament en compensation du préjudice subi l’intégralité des bénéfices du film et de ses dérivés.
Dans les années 70, alors que le conflit de la guerre du Vietnam est présent dans tous les esprits du monde entier, Les Poppys, groupe d’enfants chantant en chorale, rencontrent un immense succès en chantant la paix et en dénonçant la violence des grands. De nombreux tubes, des duos avec des stars de la chanson comme Nana Mouskouri ou bien Mireille Mathieu : rien n’arrête la  «Poppys Mania».
Quelle ne fut pas la stupeur des membres du groupe quand au cinéma ils purent voir à l’écran des enfants chanter en chorale. «Non, non, rien n’a changé !» témoigne Gilbert Hubonok, leader du groupe ; «Les enfants qui chantent c’est nous et personne d’autre ! Le public ne s’y trompe pas…».
Dérives procédurières ? Juste cause ? Placée entre les mains de la justice française, l’affaire risque de faire couler beaucoup d’encre dans les mois à venir

Par Le grand Gounthar
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Mercredi 9 mars 2005

Une nouvelle tendance dans la musique rap apparait dans les bacs et balaye tout sur son passage.
Guerres, famines, catastrophes naturelles, fermetures d’usines et licenciements, etc : à l’heure actuelle les peuples du monde entier se tournent de plus en plus vers la religion pour trouver des solutions à leurs maux. De cette société dans le doute, un prêtre a su entendre ces appels et à décider de prendre les choses en main. Auteur/compositeur depuis son plus jeune âge, il a décidé de changer les choses par la musique. Avec son album «Croire in the street», MC Moïse trouve vite son public et apporte une bouffée d’air frais au panorama musical français.
C’est en prison que MC Moïse découvre sa vocation pour la religion. Incarcéré à l’âge de 16 ans après avoir fait partie d’un gang de rue, il purge sa peine en étudiant les textes de la Bible et passe par correspondance ses examens pour devenir prêtre. A sa sortie, son ordination effectuée, on lui confie la paroisse de Chalminioc-sur-Mer. MC Moïse, de son vrai nom Régis Robinoux, se rend rapidement compte de la détresse des gens face à leurs soucis dans leurs vies quotidiennes. Il se met alors à écrire, à penser des textes qui changeront les choses. Et c’est à la messe qu’il « teste » ses productions. Le succès est immédiat.
Plébiscité par les croyants de sa paroisse qui appellent pour lui les maisons de disques, il enregistre son premier album dans la foulée et décroche un contrat en or. Son premier single « La society est une pute » pulvérise déjà tous les records de ventes de musique rap jusque-là recensés. Ses textes, forgés par les coups qu’il a reçu dans la rue, sont cinglants et engagés.
«Pô pô pô, MC Moïse sur le flow, kiff l’impro et check le micro, Dieu dans mes mots ch’kiff grave la poule au pot, la société est une pute toi tu la niques et c’est pas beau, prends les choses en main regarde toi et danse le tango !…».
Pour MC Moïse, un avenir prometteur est pressenti. Déjà le cinéma s’intéresse à son histoire et lui propose d’incarner son propre rôle dans un film retraçant sa vie. Malgré la frénésie journalistique qui s’empare du phénomène, il continue à assurer l’office dans sa paroisse et déclare à qui veux l’entendre qu’il ne sait pas de quoi son avenir est fait et que « grâce à Dieu, qui vivra verra ». Philosophe en plus MC Moïse !

Par Le grand Gounthar
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Lundi 14 mars 2005

Ils avaient pourtant tout pour plaire. De belles gueules, des corps athlétiques, des voix de mouettes prépubères… Kévin, Wesley et Jordan (de leurs vrais nom : Sylvain Durandon, Ricardo Pastecos et Thierry Groutard) avaient toutes les cartes en main pour mener une carrière magnifique.

Mais malheureusement, les trois compères, devenus "Les Willie's", furent le groupe de trop. A une période où la scène musicale était bien trop encombrée par des groupes talentueux tels que les 2 Be 3, Alliage et autre G Squad, leur premier titre fit un flop mémorable.

"J'te love au bout de la nuit" n'eut même pas les faveurs des grandes radios nationales, et se contenta d'un passage tardif sur Radio FLT, une modeste station rhônalpine.

L'industrie du disque, sans état d'âme, n'a pas laissé aux trois garçons le temps de faire leur trou. Le groupe s'est dissout, sans même sortir d'album ni donner de concert.

Aujourd'hui, Kévin (Sylvain) devenu peintre en bâtiment, relativise cet insuccès : "C'est vrai qu'on y croyait à mort. Tout le monde (ma mère et le cousin de Thierry) nous disait qu'on était doué et qu'on rivaliserait avec les autres boy's band sans problème. Au final, je ne regrette rien, car si j'avais du passer à Hit Machine, je n'aurais pas rencontré Cindy, ma femme ".

Par Athokem
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Lundi 9 mai 2005

C'est une véritable bombe qui vient d'éclater dans le monde du show-biz. Une enquête révèle en effet que plusieurs artistes distillent à travers leurs compositions des messages subliminaux. Déjà, les parents craignent pour l'influence de ses chansons sur leurs chères têtes blondes.

Tout commence un après-midi d'automne, pendant les vacances de la Toussaint, dans l'arrière pays amiénois. Julie, 13 ans, enfermée dans sa chambre, écoute à tue-tête un disque de Lorie, et plus particulièrement le titre : "Je serais (ta meilleure amie)".

Agacé par l'infâme mélodie et les ineptes paroles, son père, Francis, charcutier, démolit la porte et assène un violent coup de pied au poste de la fillette, offert à Noël dernier. C'est là que le phénomène survient : endommagé, l'appareil commence à débiter une musique hachée, et entre les notes, Julie et son père perçoivent alors un message des plus mystérieux. En augmentant le volume, ils entendent clairement des cris de bêtes en rut et des incantations proférées en latin.

Francis alerte alors la gendarmerie du coin, qui après plusieurs semaines d'enquête, présente un rapport ahurissant : le tube de Lorie contiendrait un discours satanique ! "Je serais (ta meilleure amie)" glorifierait le mal !

Dès lors, les recherches ont été élargies à d'autres groupes de popstars. Les rumeurs les plus folles sont entendues : à travers la musique de Kyo circulerait de la propagande communiste, tandis que les chansons de Steeve Estatoff distilleraient les rares blagues de Jean-François Derek !

Nul doute que cette abominable révélation fasse une nouvelle fois baisser les ventes de disques…

Par Athokem
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Samedi 14 mai 2005

29 mai 2005 ; date du référendum français sur la constitution européenne. A l’heure où nous écrivons ces lignes, le OUI et le NON se tiennent dans les sondages. Personne n’est en mesure de connaître le résultat définitif de ce vote. Politiques, artistes : les partisans des deux camps rivalisent de discours ou manifestations pour convaincre le plus grand nombre.

Mais la nouveauté ces derniers jours dans le camp des partisans du OUI est le soutien du groupe de rock Europe, bien connu dans les années 80 avec son tube « The final countdown ». La formation suédoise a décidé de profiter de la vague européenne pour repasser sur le devant de la scène et enfin sortir de l’oubli profond dans lequel elle était engluée depuis 1986.

Avec leurs nouveaux singles  «Yes » et « Ratify the constitution», Europe offre son soutien en faveur du OUI à tous les pays de l’union et débutera sa tournée par la France. Le 29 mai prochain, le jour du compte à rebours final, le groupe se produira dans les jardins de l’Elysée, devant le chef de l’état et les membres du gouvernement.

Mais à l’annonce de la tournée européenne des rockers, certains états membres mettent en place un référendum, afin de savoir si oui ou non leur population souhaite entendre chanter sur leur sol la formation suédoise.

Le Portugal  et l’Autriche ont déjà clos les votes et le NON a été largement majoritaire. La France n’a quant à elle pas eu le temps de mettre en place ce référendum…

Par Gounthar
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