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Sciences

Vendredi 11 mars 2005

Jean-Pierre Mougeaud est chercheur à Paris III. Il est plus précisément "expressologue". Ne croyez pas qu'il soit torréfacteur : les travaux de Jean-Pierre consistent à concevoir et produire des expressions "utilisées dans la vie courante".

Par exemple, il est à l'origine de l'expression : "C'est de la bombe", apparue au milieu des années 90. "L'idée m'est venue au moment des attentats du RER à Paris", explique le chercheur à moustache, qui vient de publier un livre sur le sujet aux Editions du Porcelet Anémique.

Jean-Pierre travaille aussi pour les plus grands. C'est lui qui a mis au point le fameux "abracadabrantesque" de Jacques Chirac, et le célèbre "Je suis aware" de Jean-Claude Van Damme. Mais sa carrière est également parsemée d'échecs retentissants. Il évoque sans honte les bides fracassants de certaines expressions inventées telles que "Craque ton gourdin" et "Remue pas les braises Philippe". "Ce sont deux périodes dures de ma vie, qui m'ont incité à me remettre en question, et à repenser complètement mon mode de fonctionnement", confie le chercheur.

Actuellement, Jean-Pierre Mougeaud travaille sur les expressions de demain. Il nous en livre deux en exclusivité : "Download le pingouin" et "Ca luxe pas les genoux". "Nicolas Sarkozy m'a déjà commandé les expressions de sa campagne électorale pour 2007".

L'ouvrage de Jean-Pierre consacre une large part au père de l'expressologie française : Lucien Fifoux. Il est notamment l'auteur en 1957, de l'expression devenue mythique : "C'est pas piqué des hannetons". "Fifoux est à l'origine de plus de 500 expressions désormais courantes du langage français, indique Mougeaud. Il a été un pionnier, mais n'a jamais prétendu à quelconque reconnaissance médiatique".

La question des droits d'auteur ? Du plagiat ? "Les maisons de disque qui engagent des poursuites judiciaires contre les internautes me font bien rire. Si j'avais été rétribué à chaque fois qu'une personne emploie une de mes expressions, je serai milliardaire".

Par Athokem
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Lundi 28 mars 2005

C’est le résultat jusqu’alors tenu secret d’une étude scientifique américaine effectuée dans les années 80. Il y a 28 ans, la série télévisée «Chips» apparaissait sur les écrans, mettant en scène deux agents des forces de l’ordre de Los Angeles. Très vite les téléspectateurs regardèrent en masse ce programme.

Et c’est là qu’une équipe de recherche scientifique du Minnesota fit une incroyable découverte. Ces savants décidèrent de soumettre pendant plusieurs mois de jeunes américains fans de «Chips» à des tests de Q.I. poussés. La conclusion de l’étude fut formelle : on nota sur 8 mois un accroissement de 126% de la moyenne des quotients intellectuels des jeunes «cobayes». Révélant leurs résultats aux instances nationales compétentes, l’équipe de scientifiques fut sommer de garder le silence sur ses travaux et de ne jamais dévoiler à quiconque ses performances. Dans le plus grand secret, le gouvernement américain acheta les droits de la série et fit interdire son exportation dans les pays sous régime communiste. Les centres d’entraînement de l’armée furent équipés de systèmes vidéos permettant de retransmettre la série télévisée aux troupes.

Ces jours-ci, peu de temps avant sa disparition, un des scientifiques décida de rompre la loi du silence. Ses déclarations à la presse américaine ont eu l’effet d’une bombe et l’Amérique toute entière s’en retrouve chamboulée. Les ventes de coffret DVD des aventures des deux motards s’envolent. Les forces de l’ordre de Los Angeles croulent sous les lettres de candidatures. Dans les maternelles, une heure de visionage de la série est imposée aux enfants. Les deux acteurs vedette de la série sont même pressentis pour le prix Nobel de Médecine.

Mais ne vous inquiétez pas, la France n’est pas en reste : une chaîne de télévision rediffusera très prochainement la série. Tous les téléspectateurs ont le droit d’accéder au développement intellectuel.

Par Le grand Gounthar
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Dimanche 3 avril 2005

Luxembourg – 25 mai 2001.

Tout commence à la maternité de St-Mâchicoulis, le jour où la petite Carole vient au monde. Ses parents Mario et Josepha Wojtyla sont comblés ; un très beau bébé… bien qu’il ait de grandes dents. «Comme un rongeur», décrivent les médecins. Personne à l‘époque n’explique cette rareté post-natale et ce qui aurait dû alerter le corps médical est vite oublié de tous. Baptisée «Pitite souris» par sa famille, Carole passe une petite enfance heureuse.

C’est à 3 ans que le monde bascule pour les Wojtyla, l’âge où le corps de leur fille commence à dévoiler son lourd secret. Poils, mains bouffies pourvues de grands ongles, nez en trompette, cécité grandissante, etc. : la «Pitite souris» est en fait une petite taupe !

«Dès qu’elle jouait dans le jardin, Carole creusait systématiquement le sol», nous déclare son père, bouleversé. «Une fois avec sa mère, on a même mis 2 heures avant de la retrouver dans une de ses galeries. Nous aurions dû nous rendre compte de tout ça… surtout quand elle mangeait des vers de terre».

Mais même les pires apparences ne peuvent entacher l’amour de parents pour leur fille ; Carole a assurément un bel avenir devant elle. Il paraîtrait même qu’une société de forage islandaise serait intéressée par la petite taupe et compterait lui faire signer un juteux contrat…

Par Le grand Gounthar
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Dimanche 10 avril 2005

Une étude yougoslave récente prouve «de façon formelle» que l’acte masturbatoire accélère la chute des cheveux. Valable pour l’homme et la femme, cette théorie met fin à des siècles de rumeur populaire selon laquelle la masturbation rendrait sourd. Dictée par les moines au Moyen-Âge, cette doctrine a toujours été fausse mais restait malgré tout encrée dans les têtes des adolescents.

L’équipe du professeur Raspoutnik (université de Belgrade) appuie ses résultats sur des faits avérés. Après de longues années d’études et un investissement personnel à grandes rasades «d’huile de coude», les spécialistes constatent que leurs cheveux tombent plus l’expérience avance dans le temps.

«Nos résultats font rire les profanes», déclare M. Raspoutnik. «Certains affirment que si nos cheveux tombent, c’est uniquement parce que nous mettons une trentaine d’années à faire nos expériences et que par conséquent nous vieillissons… Mes collègues et moi avons passé 30 ans de nos vies à nous masturber sans arrêt et franchement nous sommes sûrs des résultats que nous avançons. J’ai 73 ans aujourd’hui et voyez-vous un cheveu sur le haut de mon crâne ?!».

Il paraîtrait que déjà une équipe scientifique française réaliserait une contre-expertise sur un panel d’adolescents. Plus rapide que l’expérience yougoslave, les conclusions de celle-ci paraîtront dans les prochains mois…

D’ici là, faites comme vous le souhaitez… au risque de peut-être perdre vos cheveux !

Par Le grand Gounthar
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Mercredi 27 avril 2005

Depuis l'enfance, nous développons tous certaines peurs : du noir, des serpents, des araignées... Mais quand ces peurs naturelles deviennent démesurées, irraisonnées et qu'elles handicapent le quotidien, on parle alors de phobies. Très diverses, il en existe un très grand nombre dont les plus connues restent l'arachnophobie, la claustrophobie ou l’agoraphobie. Il faut savoir que les thérapeutes en découvrent de nouvelles fréquemment de par le monde, et que celles-ci sortent parfois de l’ordinaire.

Il y a six mois, un psychiatre strasbourgeois accueille dans son cabinet un nouveau patient souffrant d’un mal bien étrange : l’arachidophobie, la peur panique des cacahuètes. C’est lors d’une soirée entre amis que Etienne S. prend conscience de ce trouble, alors que son pote «Jean-Mi» lui tend un gobelet contenant quelques cacahuètes. Etienne S. nous affirme qu’il est «devenu totalement hystérique» à la simple vue de celles-ci, et que depuis ce jour, lors des apéritifs, il a dû se rabattre sur les Curly…

Depuis sa naissance, un allemand a quant à lui la phobie… des chaussettes. Relativement rare, la chaussettophobie se révèle vraiment handicapante. «L’hiver est un enfer pour moi, témoigne l’homme. Je suis continuellement malade car j’attrape froid par les pieds. Et l’été, c’est pire. Les gens exhibent leurs chaussettes. La solution pour moi a été de me refugier dans un camp naturiste».

Plus traumatisant encore, un Texan a la phobie de Steven Seagal, l’acteur de film d’action à succès. Cet Américain ne serait visiblement pas le seul au monde a être touché par ce trouble. Des séminaires et des groupes de parole ont été mis en place afin d’aider ces personnes, handicapées dans leur vie quotidienne par ce mal peu commun.

Peur panique des boulangers, des taupes, du parquet, de Chuck Norris, etc. : l’évolution des phobies suit celle de notre monde. Nous ne sommes donc pas prêts de pouvoir dresser un bilan complet de tous ces troubles dont le nombre ne cesse de croître chaque jour.

Par Le grand Gounthar
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