Y a t’il une vie après le permis ?

Publié le par Gounthar

Depuis deux ans, le gouvernement français multiplie les initiatives en faveur de la sécurité routière. Tout est mis en œuvre pour préserver la sécurité des usagers de la route. Cependant, dans ce contexte de contrôles omniprésents, les professionnels du bitume se trouvent contraints à une vigilance de tous les instants. Au moindre faux pas la sanction tombe, pouvant aller jusqu’au retrait de permis, les privant ainsi de leur seul outil de travail. Comment par exemple un camionneur peut-il alors exercer sa tâche ? Quelles solutions peut-on apporter aux travailleurs de la route pour qu’ils retrouvent la voie de l’emploi ? Une société a trouvé une solution à cet épineux problème.

« J’étais perdu, nous témoigne Jean-Michel Camboui dit « Jean-Mi 36 », camionneur de son état. Je conduisais un gros « Truck US » avant. Comment vouliez vous que j’exerce mon métier sans permis ? Je désespérai jusqu’au jour où j’ai entendu parlé d’une société de transport pour les gens comme moi : Short Truck ».

En effet, Short Truck permet à des camionneurs sans permis de retrouver leur dignité et d’exercer à nouveau leur si noble métier. Avec un parc de 78 véhicules et plus de 125 remorques de différents tonnages, la société se voit de plus en plus sollicitée dans toute l’Europe. « Nous mettons à disposition de nos employés des voitures sans permis auxquelles nous avons posé une fixation de remorque poids lourds », affirme Dave Gahan, PDG de cette structure en pleine expansion.
Sur les routes de France et d’ailleurs, ces « demi-portions » du transport routier font le bonheur des automobilistes en roulant à seulement 10 km/h. Toit ouvrant, vitres électriques, porte gobelet  pour les bières, housses de sièges Pirelli, etc. : rien n’est laissé au hasard pour assurer le bien-être des camionneurs en quête de rédemption.

« Dis donc ce qu’on est bien dans ces petites voitures, nous déclare Jojo, camionneur 18 fois privé de son permis. Dans mon camion, je me sentais mal, continuellement opressé. Je picolais comme un porc pour oublier, mais cela ne m’aidait pas à conduire correctement. Les flics me disaient que j’étais alcoolique alors que c’était faux. Je buvais juste tous les jours 12 bouteilles de vin rouge… Mon embauche chez Short Truck a été comme une renaissance pour moi. Je me sens bien dans les petites voitures et j’ai donc pu diviser par deux ma consommation quotidienne d’alcool. Merci Short Truck ».

Une bien belle initiative donc en faveur des professionnels de la route sans permis. « Quel bonheur de voir comme un rayon de soleil plein d’espérance dans les yeux bouffis de mes employés, témoigne ému Dave Gahan. Nous avons tous droit à une seconde chance. C’est pour  vivre des instants comme celui-ci que j’ai crée Short Truck ». Mais ce PDG heureux ne compte pas en rester là. Il mettra en place dans les prochains mois une crèche pour enfants gérée par d’anciens délinquants sexuels.

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Publié dans Société

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C
Parait-il qu'il serait question de faire la même chose pour les irresponsables du Paris-Dakar...
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