La grève du caca

Raoul Roualito n’en pouvait plus. Huit jours que ce parisien de 33 ans se retenait d’aller à la selle. Huit longs jours au cours desquels courage, dépassement de soi et souffrance ont été le quotidien de cet homme engagé.
Engagé ? Et bien oui, Raoul l’est. Ce dernier nous confie même qu’il aurait préféré ne pas en arriver là. « C’était mon combat, ma bataille. Il fallait que je le fasse » déclare le parisien, le ventre encore endolori par son exploit fécal.
Tout a commencé le jour où, pour la treizième fois de la semaine, le voisin de notre homme a fait faire les besoins de son chien juste devant la porte de l’entrée commune de l’immeuble. Et arriva ce qui devait arriver : du plat de sa tong gauche, Raoul marcha largement dans la déjection canine si finement déposée.
Et ce fut la crotte de trop, « la goutte de merde qui fait déborder la cuvette », comme s’amuse à dire Raoul. Décidé à ne pas se laisser emmerder une fois de plus, l’homme se cloître chez lui et pendant ces huit jours n’ira pas une fois faire « la grosse commission ». Il alerte les médias par téléphone, qui avides de faits comme celui-ci se déplacent en nombre.
La voix de Raoul se fait entendre de part les frontières. Il transmet : « Un message de pet universel », s’amuse t’il à dire. Très vite, les peuples du monde entier adhèrent à ses idéaux. Qui n'a pas un jour marché dans une déjection canine ?! Suite à cette engouement général, les instances internationales prennent des dispositions et condamnent le voisin de notre gréviste à 5.000 euros d’amende et à 6 mois de travaux d’intérêts généraux.
Raoul Raoulito sort finalement victorieux de cette épreuve. « J’ai beaucoup appris et pris sur moi, nous affirme t’il. Toutes les voix mènent à la victoire, même les plus obscures». A méditer…
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