«Habemus Papou»

Publié le par Le grand Gounthar

Tels furent les mots que crurent entendre de milliers de papous lors de l’annonce de la nomination du nouveau pape. Les tribus de Nouvelle Guinée attendaient avec impatience ce verdict car un des leurs était en lisse pour devenir le nouveau souverain pontife.

Cardinal dans sa tribu, Kimbali Zimaouinou avait envoyé son curriculum-vitae au Vatican afin de pourvoir le poste laissé vacant par Jean-Paul II. Après une réponse favorable de la cité papale, tous les espoirs étaient permis. «Ma nomination symboliserait une grande avancée pour l’Eglise, un changement radical d’image», témoigne sans concession le cardinal de petite taille. « Un pape papou, ce serait du jamais vu ! ».

Quelle ne fut pas sa déception mardi soir lors de l’annonce de la victoire de son principal concurrent : Joseph Ratzinger. «Je suis écœuré !», déclare l’homme d’Eglise papou, peu de temps après les résultats. «Ils m’ont dit que les fenêtres des appartements du Pape sont trop hautes pour moi et que si je m’y présentais, personne ne me verrait de la place Saint-Pierre. Ils ont ajouté que le fait d’avoir 6 femmes n’avaient pas joué en ma faveur…».

Kimbali Zimaouinou avait pourtant déjà réfléchi à son nom papal et optait sans prétention pour Kimbali 1er. Mais c’est Benoît XVI qui l’a emporté et sera le symbole de l’Eglise de part le monde.
«Le coassement des grenouilles n’empêche pas la loutre de boire», dit un proverbe guinéen. Les papous assurent qu’ils retenteront leur chance au prochain conclave…

Publicité

Publié dans Société

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
Je suis moi-même papou et j'aurais été très fier de voir un des notres représenter l'Eglise. Parcourant le monde dans sa Papoumobile, il aurait célébré la paix et la tolérance. Mais cela ne fait rien. On reparlera de nous car nous allons bientôt prendre la tête de l'ONU et du football club de Lens.
Répondre