Le vrai visage du Père Noël

Il y a une semaine, les journalistes d’Atchoum Web révélaient l’impensable à leurs lecteurs : cette année, Noël n’aura pas lieu. Mettant en cause les grèves à répétition de la RATP et de la SNCF, le Père Noël en personne exprimait son aigreur vis-à-vis des services « publics » de transport français, les désignant comme unique responsable de son retard dans la fabrication des jouets. Mais sous ces accusations, le vieil homme cachait un bien lourd secret.
C’est en approfondissant leurs investigations sur le sujet que nos grands reporters Gounthar et Athokem, soucieux d’apporter une information complète et bien ficelée aux visiteurs de notre site, ont mis à jour le vrai visage du Père Noël. L’homme au célèbre collant de laine urticante rouge a des raisons personnelles de ne pas repasser par la France. Ses déboires l’année passée restent dans toutes les mémoires des agents des forces de l’ordre françaises.
Dans la nuit du 24 au 25 décembre 2004, le Père Noël s’est fait remarquer de façon étonnantes. En retard pour sa tournée, il s’est tout d’abord fait flashé à plus de 205 km/h sur la rocade aux abords de Montélimar (Drôme). L’homme, un peu sénile, avait oublié que la France s’était dotée de radars automatiques. Les gendarmes mobiles ne parviennent pas dans un premier temps à interpeller l’individu. Ce dernier aurait pris la fuite en s’envolant par-dessus la forêt voisine.
Pendant que le plan « Epervier » est déployé dans le département tout entier, le Père Noël dépose paisiblement ses cadeaux dans les petits souliers locaux. Quelques enfants attentionnés, soucieux que le vieil homme ne prenne pas froid dans la fraîche nuit d’hiver, ont gentiment placé des verres de whisky près de la cheminée.
Après 28 verres de boissons alcoolisées, l’homme tout rouge reprend titubant les rênes de son véhicule pour continuer son périple.
Mais dehors les services de Police sont à l’affût, prêts à interpeller le chauffard au traîneau. Ces derniers ne tardent pas d’ailleurs à appréhender l’individu. Après avoir tenté une nouvelle fois de prendre la fuite, ce dernier aurait fini lamentablement sa course encastré dans une barrière de péage au sud de Montélimar.
Avec plus de 4,6 grammes d’alcool par litre de sang, l’homme « complètement bourré » aurait tenté de justifier ses regrettables infractions par le fait de vouloir rendre les enfants heureux. Malhonnête, il a aussi mis sa vitesse excessive sur le compte d'un régulateur de vitesse défectueux.
Ne se laissant pas intimidé par les propos du vieillard ivre, les policiers le placent pour 72 heures en cellule de dégrisement. Présentant les signes évidents de la maladie de Creutzfeldt-Jacob, les rennes sont quant à eux abattus immédiatement.
Excès de vitesse, délits de fuite, conduite en état d’ivresse, détention d’animaux malades en voie d’extinction, insultes à agents : rien de bien glorieux pour le vieil homme à barbe blanche. Depuis ces évènements, les elfes et la mère ont confirmé l’alcoolisme du Père Noël. Le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy a de son coté menacé de passer « au Kärcher » l’atelier magique si l’individu refaisait parler de lui cette année.
Le Père Noël est prévenu : en France, on ne déconne pas !