Le tuning, un art de vivre avec la nature

La Fédération française de tuning (FFT) en a assez d'être montrée du doigt, critiquée, et que ses activités soient toujours qualifiées en termes peu flatteurs. Aussi, pour redorer son blason, elle prépare une campagne de promotion et un certain nombre d'actions qui devraient être lancées au printemps.
"Le tuning, un art de vivre… avec la nature". C'est avec ce slogan que la FFT espère convaincre de nouveaux adeptes et faire taire les détracteurs. Car cette passion du dimanche, qui consiste à customiser parfois jusqu'à l'extrême des véhicules déjà ringards à base d'ailerons géants, de paupières de phare et de jantes alu 15 pouces, n'a pas bonne presse.
Johnny Pinko, président du club de tuning "Evil Angels of Saint-Christophe-en-Boucherie", l'avoue : "Nous ce qu'on aime c'est les trucs tape-à-l'œil et la mécanique. C'est sûr que ça plaît pas à tout le monde. Ca fait du bruit, ça pollue. Alors il faut trouver des solutions pour casser cette image".
Alors, pour promouvoir sa cause, la Fédération a eu l'idée de réaliser une grande campagne d'affichage pour un montant approximatif de 150.000 euros. Elle sera sans doute diffusée à partir d'avril. Mais surtout, la FFT veut organiser des manifestations pour un "tuning éclairé, respectueux de l'environnement". L'éco-tuning va donc voir le jour ! En concertation avec les équipementiers automobiles, de nouveaux produits ont été élaborés comme par exemple un aileron biodégradable à base d'amidon de maïs ou des éclairages placés en dessous de la voiture qui utilisent l'énergie solaire.
"Nous sommes aussi en négociation avec le gouvernement pour que des subventions soient accordées aux fans de tuning qui souhaiteraient s'équiper de moteurs utilisant les biocarburants", affirme un porte-parole de la FFT.
Nul doute qu'une fois adoptés ces principes, le "tuning citoyen" aura les faveurs de l'opinion publique.
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