Tang contre « Tang » : un combat pour la dignité

Cette histoire aurait pu être des plus heureuses. Un jeune immigré vietnamien, arrivé en France avec sa famille dans les années 80, intègre lécole primaire locale. La barrière de la langue franchie, le jeune garçon doit malheureusement faire face aux sarcasmes de ses camarades de classe. Ces derniers se moquent cruellement de son prénom : Tang.
Incompréhension de la famille et du garçonnet jusquau jour où ceux-ci voient à la télévision une publicité pour une marque de boisson en poudre, le « Tang ». Lenfant comprend alors pourquoi son intégration au sein de sa classe reste difficile.
Les années passent et les quolibets restent. Au collège, au lycée, dans tout son parcours scolaire et sportif les gens se moquent un jour ou lautre de son prénom. Mais Tang reste muet face à ses détracteurs, préférant le silence au conflit. « Quai-je donc fait pour mériter ça ? Pourquoi le sort sacharne sur moi ? », se demande le jeune homme, traumatisé par tant dannées de moqueries. Je suis fier de mon prénom et rien ne men fera changer ! ».
Cest alors que le destin de cet immigré asiatique va changer. Décidé à ne plus se laisser faire et à faire payer les responsables de ce harcèlement moral, Tang poursuit en justice la société « Tang » et demande 98.612.999,80 euros en réparation du préjudice subi. La boisson poudreuse ayant disparue des rayons depuis plusieurs années, la plainte ne semblait pas recevable jusquau jour où la justice française décide de donner suite. La bataille juridique est lancée.
Le procès suit son cours à lheure actuelle et cest dans deux mois que le verdict final sera rendu.
Mais le cas de Tang nest pas une exception. Nous apprenons de sources obscures que le comédien et humoriste Sim intenterait un procès aux grands groupes de téléphonie mobile pour utilisation illicite de son pseudonyme, rapport au nom donné à la carte à puce contenue dans tous les téléphones : la carte SIM. Affaire à suivre