Carole et Jérémy : quand le couple idéal dérape

Publié le par Athokem

21 et 22 ans, les amours adolescents ont laissé place à des relations plus durables, où les sentiments sont plus profonds et les engagements plus symboliques. Carole et Jérémy avaient leur avenir devant eux, mais la société les a conduit à l'extrême. Un récit poignant.

Deux jeunes un peu perdus dans la ville : Carole est étudiante en Anglais. Elle tente d'obtenir sa deuxième année depuis cinq ans. Parallèlement, elle fait de petits boulots pour pouvoir subvenir au besoin de son couple, et offrir de temps en temps des petits cadeaux à Jérémy (t-shirt "eagles", imitation de sabre, mangas…), pour rendre le quotidien moins terne.

Jérémy a abandonné les études en première, et a suivi Carole quand elle est montée à "la ville". Il est appelé "Jay" par ses potes. Il s'est longtemps cherché et se cherche encore un peu. Il a été tantôt "goth", puis "grunge", féru de jeux de rôles et ensuite passionné de jokari. Il a tenté le théâtre, la photographie, les dominos, la magie, l'embaumement, la calligraphie, le tarot, le bilboquet, le syndicalisme, la tauromachie, le tuning ou la poterie.

Côté job, Jay a pas mal ramé. Son dernier en date, c'était animateur à mi-temps au Club Mickey à Dunkerque cet été. Mais il s'est fait virer une semaine après ses débuts, parce qu'il avait trop tarder à arrêter le compresseur et provoqué une explosion du château gonflable du club.

Et puis, le 13 août, c'est la goutte qui fait déborder le vase. Jérémy découvre qu'il a un panari et Carole, toujours en quête d'un diplôme, se fait renvoyer brusquement de son travail. Déprimés, dévastés, les deux amoureux se demandent bien comment ils vont pouvoir joindre les deux bouts. Ils décident alors de mettre au point un plan diabolique pour se venger de cette société qui les rejette : ils vont devenir les "Bonnie and Clyde" du XXIe siècle. 

Leur coup d'éclat est programmé au 22 août. Armés d'une pompe à vélo et d'une agrafeuse, les deux brigands amateurs, vêtus de parkas, enfilent des cagoules et des moufles et se dirigent vers le fast food le plus proche pour la braquer. C'est Jérémy qui rentre le premier, et menace la caissière, une jeune stagiaire du nom d'Agathe, avec sa pompe à vélo. Carole tient en joue la demi-douzaine de clients affolée avec son agrafeuse. 

Agathe, tétanisée devant l'homme menaçant d'un mètre soixante-trois, lui remet la caisse qui contient 23,54 € et deux tickets restaurant. Jérémy met le contenu dans son sac Leclerc et sort précipitamment des locaux. Carole, qui le couvre, reste sur ses talons. Ils filent tous les deux à grandes enjambées se mettre à l'abri. Le hold up se déroule parfaitement.

Mais, comble de malchance, le lacet de la chausse gauche de Jérémy se détache et le contraint à s'arrêter pour le refaire. Carole court à perdre haleine vers un poste électrique pour se cacher. Mais la chaleur est telle sous sa parka qu'elle perd connaissance.

Les gendarmes appelés par la caissière ne tardent pas à appréhender nos deux voyous. Ils sont immédiatement emmenés au poste de police le plus proche. Placés en garde à vue, ils risquent 30 ans de réclusion criminelle.
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Publié dans Société

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G
C'est bien beau de rire des gens qui se font braquer avec une agrafeuse. Mais moi cela m'est véritablement arrivé dans ma jeunesse, au centre de loisir de La Châtre. Sébastien D., alias "Damou'" ou bien "bidon de lait", m'a aggripé et a renversé une table par terre. M'entrainant derrière celle-ci, il m'a pris en otage pendant une minute environ, canardant d'agrafes les moniteurs qui venant à mon secours.
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K
Cher Atchoum Web, j'ai lu sur le site du fan club de Jean-Baptiste Monnier (ultimatejeanbaptmomo.com)que ce dernier a un passé de grand déliquant. Tout comme le Jérémy de l'article, sa vie un jour a pris le mauvais chemin. Une jeunesse dans le getho black de Roanne, ca vous forge un homme ! Mais mon idole a su venir à bout de ses démons et par la suite crever l'écran et les tympans de tous. Un bel exemple je trouve...
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