Gordon Hill ne voulait pas marcher sur les pas de son père

Gordon Hill espérait convaincre les plus réticents qu'il n'était pas que le digne héritier de son glorieux père, Benny, disparu en 1992. Ayant très jeune embrassé une carrière politique, il a failli mener son parti à une victoire lors des dernières élections législatives britanniques. A un détail près : il n'avait pas évaluer le poids de l'hérédité.
Etudiant à la Birmingham Economics Business School College of University (BEBSCU), Gordon Hill s'avère un jeune politicien britannique plein de talent. Brillant orateur, maintes fois acclamé lors de ses prises de position contre la direction de son école, qui n'accordait pas assez de rab de purée le mercredi, il commence par briguer des mandats au sein de sa ville natale : Winstoncheshire-upon-Cheshire. L'enfant du pays parvient à enchanter ses concitoyens par son verbe acéré. Il promet monts et merveilles aux administrés et rassemble les électeurs déçus. Devant ce succès populaire, il décide fin 2004 de se présenter aux prochaines élections législatives, et mène dès lors une campagne très dynamique.
Sa cote de popularité grimpe en flèche tout au long du printemps. Si bien que depuis Downing Street, Tony Blair commence à s'inquiéter de ce concurrent gênant. Il dépêche alors des agents pour enquêter sur Gordon Hill, et "lever un lièvre". Peine perdue, l'enfant du North Fuffex est blanc comme neige : études brillantes, consommation d'alcool raisonnable, foi intact, fidélité inébranlable, quatre enfants… Le leader travailliste se fait des cheveux blancs, et voit la partie déjà perdue. Lui qui pensait s'appuyer sur son bilan économique pour l'emporter.
Mais un dernier meeting de Gordon Hill va tout faire chavirer.
A quelques jours des élections, il se présente devant ses partisans de Beanbubigton, à une centaine de kilomètres au Nord-Est de Londres. A la fin de son grand discours fédérateur, le doyen de la ville, un petit chauve nommé Lord Stanley Kelkinburgh, se présente devant Gordon pour le féliciter. L'homme politique blémit, et va spontanément tapoter le crâne dépoilé du vieil homme. Consternation dans la salle. Hill bredouille des excuses, et pour se rattraper part à la poursuite des jeunes hôtesses engagées pour assurer le service durant le meeting.
"Les partisans de Gordon Hill étaient attérés, raconte son bras droit Tom Pettythommy. Comment peut-on expliquer qu'un homme si droit pète les plombs à quelques encablures de la ligne d'arrivée ?".
Interné, Gordon HIll livrera la réponse de sa "crise de folie" quelques semaines plus tard : "Je savais que j'avais ça dans les gênes. Je me doutais bien qu'un jour ses sales mannies ressortiraient". Quelques mois après les faits, Gordon Hill a préféré quitter l'arêne politique pour se consacrer à une autre passion. Il est désormais travesti.
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