Du rififi sur les pistes de danse !

En l’espace d’une vingtaine d’années, le zouk s’est imposé comme une véritable référence musicale aux Antilles et dans le monde. Issu d’un métissage de différents styles musicaux, il a été adapté sous toutes les formes et repris dans différents pays. La Réunion, le Gabon, l’Amérique du Sud ont adopté le zouk et l’ont revisité. On croyait pourtant avoir fait le tour des possibilités de fusions musicales qu’offre ce style festif. On se trompait…
Né du croisement entre le zouk classique et le rock le plus dur, le Hard Zouk bouleverse tous les codes musicaux préalablement établis. Avec une scène encore au stade « embryonnaire », quelques groupes arrivent malgré tout à trouver un public et à se faire connaître. Le chef de file de ce mouvement est le groupe « Bananes flambées ».
D’horizons musicaux divers, Jean-Gérard, Raoul, Voldemar et Franky se rencontrèrent lors d’une soirée dansante à la salle des fêtes Francis Huster du Mans (Sarthe). Et c’est en alliant des sonorités des îles à un rock puissant que vint l’idée au quatuor d’un soir de former un groupe et un courant musical hors norme. Ce soir-là, le succès fut au rendez-vous. Les personnes âgées pogotèrent avec les enfants, le rhum coula à flot et la police dut disperser les fêtards à coups de matraque vers 07h00 du matin. Le Hard Zouk était né.
Depuis de nombreuses formations ont vu le jour, rencontrant un succès surprenant. Dans cette effervescence, les « Bananes flambées » entameront dans les prochains mois une tournée mondiale avec 3 dates programmées en France : le 6 décembre à la salle polyvalente Nicolas de Verneuil (Indre), le 8 décembre au zénith Valvignoure (Ardèche), et le 24 décembre sur le parvis de la cathédrale Notre Dame de Paris.