La grippe aviaire rapplique avec ses copines

Grippe aviaire : les autorités européennes se veulent rassurantes à son sujet, mais la menace est bien réelle. Bien pire : d'autres risques sanitaires frappent à la porte du Vieux Continent.
L'alerte sanitaire n'est pas encore au rouge, mais tous les regards sont braqués sur l'Asie, et le développement de la grippe aviaire. Les scientifiques commencent à redouter une prolifération du virus. Le gouvernement s'est réuni fin août pour discuter des mesures à prendre d'urgence. Mais d'autres infections pourraient également faire leur apparition.
En effet, une maladie bien plus désastreuse pourrait toucher la faune maritime. Une forme très virulente de dysenterie cétacée a été observée au large des côtes éthiopiennes. Les flux maritimes ayant tendance à prendre la direction de l'Europe, cette maladie pourrait faire son apparition près de chez nous. "Imaginez si ce type d'infection se propageait en Mer Méditerranée, explique Rudi Durite, chercheur à l'Aquaboulevard de Boulogne-Billancourt. Les conséquences pourraient être désastreuses pour l'écosystème marin, tout comme pour les plages méditéranéennes".
En Irlande, non loin de Cork, des marins ont découvert à l'intérieur d'une cargaison de pommes venue d'un bateau californien (le "Tiger"), des souris qui avaient perdu tous leurs poils. Une sorte de protubérance acnéique leur aurait poussé entre les omoplates. Les quatre personnes qui ont été en contact avec les rongeurs ont tout de suite ressenti des démangeaisons et leurs mains ont été prises de palpitations. Elles ont été placées en quarantaine par les autorités irlandaises.
Devant le danger d'une prolifération de ces menaces bactériologiques, la Commission européenne entend prendre des mesures urgentes : largage de plusieurs tonnes de Spasfon dans la mer, désinfection systématique des ergots des poules à chaque frontière, pasteurisation des plumes avec des toasters et nettoyage aux coton-tiges des becs.
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