La France à deux doigts de lanarchie
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Les difficultés économiques, le chômage, la perte des valeurs civiques et les défaillances de la police ne sont pas étrangers à cette montée en flèche de la violence urbaine que nous constatons tous dans notre pays. Selon un sondage IFOP-Libération, 82 % des Français trouvent que les violences dans les villes et les banlieues ont atteint un niveau inquiétant jamais connu auparavant. Cependant, alors que le phénomène semblait avoir atteint son paroxysme, une nouvelle déviance envahit petit à petit nos quartiers : les « Thumbs Battles ».
Il est bien fini le temps des combats de pitbulls. Plus communément appelées « Batailles de pouces », ces « Thumbs Battles » nous viennent tout droit des banlieues les plus chaudes de Lituanie. Dans son pays d’origine, ce « sport de combat » d’un genre nouveau défraye la chronique, monopolisant les journaux télévisés nationaux chaque soir.
Observé pour la première fois en France il y a quelques mois, le phénomène prend une ampleur considérable en se propageant à une vitesse alarmante dans toutes les villes du pays. Des quartiers les plus sensibles aux cours d’écoles maternelles, ces batailles de pouces font déjà des ravages.
La première victime reconnue officiellement par les autorités est le petit Frank D. de Grand-Quevilly (Seine-Maritime). Assis tranquillement dans la cours de son école primaire à siroter une boisson lactée fortement chocolatée, le garçonnet se voit aborder par « deux grands du CM2 » comme il les appelle. Au bout de quelques minutes, ces derniers lui proposent de faire un combat de pouces. Et c’est là que le drame se produit : Frank se fait torturer ignoblement le pouce droit par ses deux agresseurs. Placé en observations dans l’hôpital le plus proche, le diagnostic des médecins se veut plus que réservé. Le verdict tombe : Frank ne pourra plus appuyer « comme un taré » sur les boutons de sa Playstation.
La peur, déjà omniprésente dans la vie quotidienne des Français, se voit attisée par l’arrivée des « Thumbs Battles ». Les pouvoirs publics tentent désespérément d’enrayer le phénomène mais rien ne semble vraiment freiner son expansion. Malheureusement, le bilan officiel des victimes de ce fléau risque de s’alourdir considérablement dans les prochains mois. Alors faites attention : gardez les mains dans les poches !